Marché du bio en France : chiffres clefs en 2022

Crise alimentaire, “chute du marché bio”, “le bio en baisse”… de cette crise, on entend beaucoup parler. Pourtant, plusieurs questions restaient sans réponse : qui consomme le plus de bio en France ? Pour quelles raisons ? Et les labels, on en pense quoi ? Comme nous sommes experts en la matière, ces questions, nous les avons posées nous même. Notre nouvelle enquête, réalisée en partenariat avec LSA, concerne le secteur du bio en France et a été réalisée sur un échantillon représentatif de 1 500 Français.

 

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Appinio a résumé l'ensemble des résultats de l'étude en une synthèse de 15 pages. Vous êtes intéressé ? Vous pouvez accéder gratuitement au rapport en fournissant vos coordonnées. Nous ne vous spammerons pas - promis !

 

Le bio en chiffres

 

Appinio revient sur un sujet qui fait la une du secteur alimentaire, le marché du bio chez les Français. Souvent synonyme de respect de l’environnement et de la santé des consommateurs, le bio a su se faire une place dans nos placards depuis plusieurs années déjà. Selon notre étude, deux tiers des répondants se déclarent préoccupés par l’impact de la consommation sur les ressources naturelles, l’environnement et la société, et 64 % disent faire particulièrement attention à l’impact de leur propre consommation.

 

Un intérêt qui se reflète également dans la liste de course des consommateurs : 70 % des personnes interrogées déclarent consommer un produit bio au moins une fois par mois. Seulement 10 % des répondants disent ne jamais consommer bio, et 54 % de la population affirment consommer des produits bio depuis trois ans ou plus. 

 

 

Depuis combien de temps consommez-vous des produits bio ? (tri par âge) Consommation de produits bio en France

 

En se penchant sur les tranches d’âge, on constate que 27 % des 18-24 ans déclarent consommer bio depuis moins d’un an, tandis que 21 % des plus de 65 ans le font depuis plus de 10 ans. Une habitude, donc, qui se prend de plus en plus jeune, et qui tend à perdurer avec l’âge.

 

Les facteurs de la consommation bio

 

Acheter bio, oui, mais pourquoi ? De multiples raisons pourraient pousser les consommateurs à ajouter un produit labellisé bio dans leurs caddies. Pour 46 % des répondants, préserver sa santé est la principale raison de consommer des produits bio. Les priorités varient ensuite en fonction de l’âge des répondants. Par exemple, alors que 28 % des 18-24 ans déclarent consommer bio par considération pour le bien-être animal, ce chiffre tombe à 19 % pour les plus de 65 ans.

 

La plus jeune catégorie de répondants est également la seule à placer l’environnement en deuxième place des raisons de consommer bio, et non le goût et la qualité des produits. Les critères influençant le plus l’achat du segment le plus âgé (plus de 65 ans) des sondés sont l’origine des produits (locale/régionale ou française) et le fait qu’ils aient ou non été traités avec des pesticides.

 

Pandémie, confinement… et maintenant ? 

 

Les confinements ont bel et bien changé les habitudes alimentaires des consommateurs. Plus soucieux de l’environnement pour certains, de leur santé pour d’autres, les Français ne font plus leurs courses de la même manière qu’avant la crise sanitaire. Suite à la pandémie et aux restrictions, 89 % des Français déclarent avoir durablement modifié leurs comportements en termes de gaspillage alimentaire. La moitié d’entre eux déclarent acheter plus de produits bio à l’heure actuelle qu’avant la pandémie, et 76 % des répondants consomment plus de produits locaux / régionaux.

 

Malgré cette prise de conscience post confinement, l’impact de la crise économique sur les portes-monnaies des Français diminue largement les dépenses des consommateurs dans le bio et semble plutôt inverser la tendance. Une consommation évaluée coûteuse, plus chère que celle de produits conventionnels selon 85 % des sondés, qui ne paraît pas correspondre à tous les budgets. En effet, 71 % des personnes déclarant ne jamais consommer bio l’expliquent par le coût trop élevé des produits. 

 

“Je souhaiterais m'engager dans le bio, que ce soit alimentaire ou pas. Pour le bien de notre planète. Nous vivons une crise sanitaire comme économique sans précédent. Un réajustement sur le prix du bio et j'achèterai bio régulièrement.”

 

De plus, 45 % déclarent consommer moins de produits bio maintenant qu’à leurs débuts, ou envisagent d’en réduire leur consommation. La raison principale ? Pour 51 % des répondants : l’inflation. Nous pouvons donc souligner une volonté de consommation bio de la part des consommateurs français, volonté restreinte par les conditions économiques actuelles. Sans l’augmentation générale des prix, nous pouvons imaginer que la consommation bio aurait continué de se développer selon la même tendance qu’après les confinements.

 

Une perte de confiance dans les labels ?

 

“La transparence est très importante, je suis sceptique sur la traçabilité de certains produits. Je ne suis pas totalement convaincue par la chaine BIO, je reste crédule et méfiante”

 

Un autre facteur rentre en jeu dans cette baisse de consommation bio. Alors que la présence d’un label a pour but premier de rassurer les consommateurs, en garantissant qualité et traçabilité, elle n’est pas toujours suffisante pour justifier l’achat d’un produit bio - et créé même parfois l’effet inverse. D’après notre enquête, moins de la moitié des personnes interrogées déclare faire assez ou totalement confiance aux labels bio. La différence de confiance dans les labels se creuse aussi avec l’âge : tandis que 54 % des plus jeunes répondants (18-24 ans) ont déclaré faire confiance aux labels bio, ce chiffre tombe à 39 % pour la catégorie des plus de 65 ans.

 

Si l’on prend l’exemple du label Agriculture Biologique français, la différence d’âge se fait encore plus ressentir : 62 % des plus jeunes sondés déclarent faire confiance à ce label contre seulement 43 % des personnes interrogées de plus de 65 ans.

 

Les causes de cette réticence envers les labels biologiques ? Elles sont diverses. Nous pouvons notamment citer le manque d’information, la présence de pesticide qui n’est pas totalement éliminée, mais également un trop-plein de labels dans lesquels les Français se perdent. 

 

“Plus de transparence sur la façon de les cultiver, les produire, les transformer. Idem pour les commerçants concernant le transport. Être clair sur la provenance et le lieu de transformation.”

 

En résumé, qu’est-ce que les Français attendent de l’industrie du bio en 2023 ? En priorité, plus de la moitié des répondants souhaiteraient voir les produits bio devenir plus accessibles en termes de prix et 46 % des personnes interrogées expriment par ailleurs leur envie de voir plus de transparence associée au label bio. La garantie que les produits soient d’origine locale a également été souvent mentionnée, en mettant 40 % de la population d’accord. 

 

 

 

Si vous souhaitez découvrir l’étude en détail, téléchargez le rapport complet ici :

 

 

 

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