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Pouvoir d'achat 2026 : la crise s'est-elle normalisée ?

Rédigé par Équipe Presse | 18 sept. 2026, 15:38:09

Le 17 septembre 2026 - Appinio dévoile les résultats de la 6ᵉ édition de son Baromètre Pouvoir d’achat, réalisé en partenariat avec le magazine LSA. Après 5 ans de suivi et six vagues d’enquête, l'étude montre que la dégradation du pouvoir d'achat n'est plus un choc temporaire, mais une contrainte durablement intégrée par les ménages. Entre pessimisme ambiant, arbitrages du quotidien et lassitude face à la parole politique, le pouvoir d'achat s'impose en toile de fond du débat public à l'approche de la présidentielle.



Après une légère accalmie, une dégradation qui reprend


En cette rentrée 2026, 56 % des Français se disent plutôt pessimistes. Après une relative accalmie en 2025, la perception financière des ménages se dégrade de nouveau : 61 % jugent aujourd'hui leur pouvoir d'achat plutôt mauvais à très mauvais (+4 points par rapport à l’année dernière), et 84 % se déclarent aujourd’hui inquiets (+3 points). 95 % déplorent un coût de la vie qui ne cesse d'augmenter et 85 % ressentent des difficultés croissantes à épargner. Conséquence directe : 75 % des Français indiquent avoir reporté une dépense importante cette année, qu'il s'agisse de voyages (55 %), de travaux de rénovation ou d'aménagement (40 %), d'achat d’équipements électroniques (37 %), électroménagers (35 %), ou encore d'un véhicule (31 %).

Près des deux tiers des Français (62 %) indiquent avoir remarqué une augmentation de leurs dépenses quotidiennes. Parmi les postes de dépenses ayant le plus augmenté, les Français citent naturellement le carburant (à 87 %, soit +27 points) et l’énergie (78 %), mais c’est toujours dans l’alimentaire que la hausse des dépenses se fait le plus sentir, à 94 %. Bien qu’elle concerne toutes les catégories de produits, celle-ci est particulièrement nette sur les produits carnés (94 %), les fruits et légumes (91 %) et les produits laitiers (90 %).

 


Des arbitrages de crise devenus le mode de consommation par défaut 

 

Pour tenir leur budget, les Français ancrent de nouveaux réflexes de consommation. La quête du meilleur prix domine : alternatives moins chères (94 %), marques distributeurs (85 %), fréquentation accrue des magasins de hard discount (79 %).
Ils se disent également prêts à des restrictions - notamment réduire la quantité de produits qu’ils achètent (77 %) ou limiter l’achat de certains produits (83 %) - et à faire des compromis, comme privilégier des produits bientôt périmés en promotion (77 %), voire même à faire l’impasse sur la qualité de certains produits (61 %).

Si ces chiffres restent comparables à ceux qui avaient pu être observés en 2025, cette accoutumance s'accompagne d'une réelle inquiétude : 68 % se disent préoccupés par leur situation financière pour la fin d'année et 48 % anticipent même une baisse de leur pouvoir d'achat au 4° trimestre.

Cette appréhension vient sans surprise impacter en priorité les dépenses « plaisir », premières variables d'ajustement. Les loisirs sont particulièrement concernés, avec des intentions de réduction en forte hausse par rapport à l'an dernier. Ainsi, dans les prochains mois, les Français envisagent de réduire leurs sorties au restaurant (56 %, +14 points) ou au cinéma/concert (51 %, +12 points), leurs vacances/voyages (51 %, +15 points), leurs dépenses de soins/bien-être (45 %, +9 points) et leurs activités sportives (40 %, +2 points), mais aussi leurs achats d'habillement (44 %, +17 points) et d'électronique (47 %, +10 points).


« Plus qu'une adaptation d'urgence, la recherche d'économies s'est installée comme la norme de consommation des Français. Les arbitrages ne sont plus ponctuels, ils sont intégrés au quotidien »

Jean-Yves Laffon, General Manager France & Benelux chez Appinio

 

 

Un enjeu électoral majeur, une confiance en berne

 

Dans ce contexte, le pouvoir d’achat s’impose comme le sujet majeur de la prochaine élection présidentielle : il arrive en tête des enjeux qui compteront le plus dans le choix de vote des Français, cité à 60 %. Plus encore, 82 % estiment qu’il aura une importance très forte, si ce n’est déterminante, au moment de se prononcer. Néanmoins, cette priorité s'accompagne d'un scepticisme de fond et d’une défiance affichée envers la classe politique : 67 % des Français estiment en effet que les responsables politiques ne comprennent pas les difficultés financières auxquelles ils sont confrontés. Et 58 % ne pensent pas que le prochain président et son gouvernement permettront une amélioration réelle de la situation économique des ménages.

 

Pour en savoir plus, consultez notre rapport interactif →

 

 

Méthodologie

Étude conduite en France du 26 au 29 août 2026 auprès de 1 000 répondants âgés de 18 à 65 ans. Représentativité nationale assurée par application de quotas (âge, genre, CSP, région et taille d’agglomération).


À propos d'Appinio

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